[Test] Monster Hunter World : ma copine m’a piqué la manette

Je vous préviens tout de suite. Ce test ne sera pas comme d’habitude. J’avais envie d’écrire le test de Monster Hunter World et découvrir un pan de cette culture japonaise que je ne connais pas trop vu que je n’avais jamais joué à un Monster Hunter World auparavant. J’ai donc lancé la galette et commencé à jouer. Une petite heure plus tard, ma douce, me piquait la manette pour ne plus jamais me la rendre… Voici notre histoire.

Cris et mignonnerie

Je vais déjà vous parler un peu de ma femme, pour bien poser le contexte. Elle aime les jeux vidéos, les jeux avec une esthétique et ambiance particulière ou un gameplay différent (comme Journey ou Abzu) l’intéressent beaucoup. Mais elle dose des jeux plutôt multijoueurs, comme GTA online ou Guild Wars 2, où elle peut se retrouver des soirées entières avec ses potes pour aller braquer des banques. Les RPG occidentaux sont aussi son grand amour et Skyrim son jeu préféré. Je pensais que Monster Hunter World pourrait l’intéresser un petit peu, qu’elle teste quelques heures et qu’elle allait se lasser rapidement, la faute au grind omniprésent dans le jeu. Quelle erreur j’ai fait !

Tout commence quand j’ai lancé ma partie. L’éditeur de personnage du jeu est plutôt poussé, on peut faire pas mal de trucs marrants et même essayer de recréer des persos d’autres jeux. J’étais parti dans mon délire et j’étais en train d’essayer de voir si je ne pouvais pas recréer Geralt de Riv (le héros de The Witcher) dans Monster Hunter World. Elle arrive donc en plein dans cette phase de création et sa première réaction fut : « Ah ouais, il a l’air pas mal ce jeu« . Et puis je suis sorti de la création de mon perso pour celle du palico, un gros chat qui sert de compagnon dans le jeu, pour nous soigner et attaquer les ennemis. Et là, elle a poussé un cri que je ne l’avais jamais entendu pousser « OUUUUUUUUUUHHHHH QU’IL EST MIGNOOOOOOOON ! Je veux créer un perso moi aussi ! » Le début de la fin de ma session de jeu…

Monster Hunter World
La guerrière et son palico

Je vais vous parler de ce que moi j’ai ressenti en jouant une heure, puis des quarante heures et plus qu’elle a passé sur le jeu. J’ai recueilli ses impressions et l’ai regardé jouer. Tout d’abord, lors de ma partie, ce qui m’a frappé en premier c’est la beauté du jeu. Bien que n’ayant pas de PS4 Pro, Monster Hunter World est magnifique. L’Open Worldd est varié, peuplé de multiples espèces de monstres, qui interagissent, broutent, s’attaquent entre eux. Les monstres ont des designs vraiment sympas et on reconnait facilement ceux qui vont nous donner du fil à retordre ou ceux qui seront de paisibles végétariens qu’on trucidera par paquet de douze pour se faire des moufles. Tout un écosystème est reconstitué pour le jeu et c’est impressionnant ! Il est peut-être bon de rappeler que le principe de Monster Hunter World est d’arpenter les différentes zones du jeu, de résoudre des quêtes qui consistent généralement à aller tuer du monstre. On est un chasseur, on piste, on traque, on extermine sans trop de remords ni d’états d’âme.

Monster Hunter World
Le jeu est très beau

Le scénario tient sur une feuille de papier toilette, mais ce n’est pas vraiment le plus important quand vous jouez à ce genre de jeu. Pour résumer rapidement et sans vous divulgacher le tout, les humains ont mené une expédition sur un continent inconnu qu’ils appellent le Nouveau Monde. De gros dragons antiques y ont élu domicile et l’humanité vit des temps difficiles dans ces contrées. Il va donc falloir faire le ménage et anéantir tous ces prédateurs aux dents acérées pour espérer vivre tranquillement. C’est d’ailleurs l’un des points négatifs du jeu pour moi, comme pour elle. On n’a pas vraiment d’explications sur pourquoi il faut trucider tous ces monstres. En gros, on nous dit qu’ils sont méchants et qu’il faut les tuer. Mais je ne pense pas que le petit dinosaure paisiblement en train de brouter de l’herbe soit une vraie menace pour l’humanité.

Je vais vous découper le gras du cul, ça vous fera ça de moins à trimbaler !

Je reviens à mon histoire et à ma copine qui m’a piqué la manette donc. Comme je vous le disais, après une petite heure sur le jeu, l’appel du ventre se faisant pressant, je lui ai passé la manette qu’elle puisse un peu essayer le jeu et créer son personnage. C’est la que s’arrêtent mes impressions. Je n’ai plus jamais pu y toucher. Comprenez-moi, j’aime ma copine, je suis un vrai canard. S’il y a un jeu qu’elle aime au point d’y passer six heures d’affilée, je lui laisse la manette car ça me fait extrêmement plaisir de la voir s’amuser autant. Il est donc temps de passer à ses impressions à elle et à moi qui l’ai regardé jouer.

La partie la plus importante du jeu c’est évidemment les combats. Plusieurs types d’armes sont à votre disposition et chacune a son gameplay particulier. Par exemple, les lances permettent d’attaquer de loin, les marteaux permettent de donner des bonus au groupe, les doubles dagues offrent un gameplay rapide pour des dégâts importants. Après plusieurs essais, elle décide de s’orienter vers les doubles dagues. On apprendra par la suite que c’est une des armes idéales pour les débutants. Bon choix.

Monster Hunter World
Les combats se révèlent brutaux et très bien pensés

Ce qui fait le sel d’un Monster Hunter World c’est de devoir se préparer correctement pour chaque combat à venir. Il ne sera pas rare de recommencer plusieurs fois un combat pour en apprendre plus sur les points faibles de votre adversaire. Contre quels éléments est-il immunisé ? Quelle approche faut-il avoir pour le combat ? Il est arrivé plusieurs fois à ma douce de changer totalement d’approche et ainsi mieux réussir son coup. À noter, les différents bonus qui vous sont octroyés quand vous aller manger à la cantine avant de partir en expédition sont très pratiques.

Petit bémol cependant, le jeu a certains pics de difficulté assez soudains. Pendant plusieurs heures, elle arrivait sans trop de mal à tuer ses proies, mais à un moment, il a fallu recommencer bien cinq ou six fois pour se débarrasser de l’Anjanath. On remarque d’ailleurs toute la force des développeurs du jeu. Le game design est aux petits oignons. Pour vaincre ce pic de difficulté et le monstre, il vous faudra mettre en pratique tout ce que vous avez appris dans les précédentes quêtes. Pister la bête, utiliser des pièges et l’environnement, sauter sur son dos pour lui faire des dégâts, l’emmener se battre contre d’autres monstres et les laisser s’entre-tuer. Telles seront vos préoccupations lors du jeu, et pas seulement de foncer dans le tas et de bourriner les boutons d’attaque. Du pur génie ! C’est cette grande variété d’approches et de combats qui lui a le plus plu dans tout le jeu. Elle a d’ailleurs souligné plusieurs fois que la gratification et la satisfaction était grande quand elle arrivait à battre un monstre qui lui avait résisté jusque-là. C’est donc bien ce qui l’a fait revenir encore et encore sur le jeu, la gratification. Mais dans quel but ?

Monster Hunter World
La cantine, lieu incontournable avant de partir en mission

« Je vais lui faire l’armure de coccinelle, il sera trop mignon »

Tuer du monstre c’est bien beau. La gratification de l’avoir enfin fait tomber aussi. Mais quel est donc le but final du jeu ? Il faut bien comprendre que Monster Hunter World est un pur jeu japonais dans ce qu’il propose. Ici pas de grandes envolées lyriques sur la destinée d’un héros, pas vraiment de scènes qui tirent dans le pathos comme certains jeux européens. Ce qui a le plus fait continuer le jeu à ma copine, c’est cette volonté de toujours rechercher la nouvelle armure, le nouvel ingrédient qui lui donnera un look qu’elle aime pour son personnage mais aussi pour son palico. Monster Hunter World est donc aussi un jeu de craft et un jeu de récolte. Tous ces monstres vous donneront en effet des ingrédients qui vous permettront d’améliorer vos armes ou de construire de nouvelles armures. Avec des looks totalement dingues et assumés. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit une armure palico qui lui fait un cosplay de coccinelle.

Monster Hunter World
Certaines armures sont incroyablement stylées

Elle a ainsi passé plusieurs dizaines d’heures à farmer certains ingrédients en récoltant, chassant, cueillant, minant etc… Pour au final faire l’armure qu’elle aimait. Puis à un moment, elle en a eu marre de jouer seule…

It’s dangerous to go alone !

Dernier point à évoquer, le jeu à plusieurs. Monster Hunter World permet de s’allier avec trois autres joueurs pour résoudre certaines chasses. Si cette option s’utilise peu au début du jeu, elle devient rapidement indispensable quand vous vous attaquez à certains des monstres légendaires qui peuplent le jeu. Le temps de chasse étant limité, généralement 45/50 minutes, il sera impossible de tuer certains monstres seul(e) dans le temps imparti. Il vous suffit de vous allier avec vos ami(e)s ou de lancer une fusée de détresse et les joueurs pourront venir vous aider à tuer ce monstre qui vous résiste. À noter que la communauté des joueurs est bienveillante et très sympathique. C’est toujours un plaisir d’y jouer même avec de parfaits inconnus. Beaucoup de joueurs n’hésitent pas à vous donner des coups de main et à vous expliquer certaines subtilités du jeu.

Le jeu en multi apporte évidemment une dimension particulière dans la traque et dans les combats. Différentes stratégies s’offrent alors à vous et monter un groupe avec des compétences diversifiées sera un plus pour mener à bien la chasse.

Monster Hunter World
On ne se lasse pas de ce palico mignon

Le mot de la fin. L’amour toujours plus fort.

Vous l’aurez compris, ma douce est devenue une véritable fan de ce jeu. Au départ, Monster Hunter World n’était pourtant pas le genre de jeu qu’elle aime d’habitude. Trop de grind, trop de farm. Mais son système de combats bien pensé, la quantité de choses à faire, l’Open World diversifié et ce palico tout mignon lui ont fait totalement accrocher. On notera quand même quelques bémols, notamment les temps de chargement et le scénario anecdotique. Malgré tout, Monster Hunter World est un très grand jeu, un jeu comme on en fait peu. Avec cette formule renouvelée pour son arrivée sur consoles next gen, il a su trouver un nouveau public. Ma femme en est la preuve. La voir découvrir le jeu et ses réactions de mignonnerie, m’ont fait aimer ce jeu malgré tout.

 

Vous aimerez si :
– Vous aimez la chasse et la traque.
– Vous avez envie de tuer des bestioles pour crafter des armures.
– Vous aimez les chats tout mignons.
– Vous souhaitez une expérience en multi enrichissante.

Vous n’aimerez pas si :
– Pour vous, le scénario est important.
– Vous n’aimez pas les temps de chargement de deux minutes ou plus.
– Vous n’êtes pas sensibles à la mignonnerie d’un chat géant.

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